L'Italia... destinazione paradiso

L'Italia... destinazione paradiso
"Quiconque a un rêve devrait aller en Italie. Peu importe si l'on pense que le rêve est mort et enterré, en Italie, il se lèvera et marchera à nouveau."


Elizabeth Spencer, in The Light in the Piazza


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Table des matières:

Introduction: Page 1
Généralités et histoire: Page 1
Symboles nationaux: Page 1 (le drapeau) et Page 2 (l'hymne)
Préparation du voyage: Page 2
(infos pratiques, logement, vols et transports)
Le voyage commence: Venise Page 3

# Posté le vendredi 01 août 2008 16:13

Modifié le lundi 29 décembre 2008 19:33

Plus de 20 siècles de richesse...

Plus de 20 siècles de richesse...
Entre les vestiges de Rome, la ville éternelle, et les berceaux culturels que sont Florence ou Sienne, une vie entière ne suffirait pas à découvrir toutes les merveilles que renferment les frontières italiennes. Les chateaux du Piémont, les massifs montagneux des dolomites, les temples grecs en Sicile, le golfe de Naples, la douceur des paysages de Toscane, les grandes rues de la mode à Milan ne sont que quelques exemples des richesses de ce pays. Chaque région est un joyau à part entière, avec son histoire, sa culture, et ses spécialités culinaires ou artisanales.

Les pages de ce blog seront consacrées en premier lieu à quelques généralités sur le pays, ainsi qu'à toutes les informations pratiques pour vous rendre et vous déplacer en Italie. Vous trouverez une série de liens vers mes sites de voyage préférés.
Ensuite, je vous ferai part du récit de mon récent voyage en Italie: deux semaines dans quelques unes des plus belles villes du nord de la péninsule... Je vous ferai part de mes appréciations quant aux hotels et restaurants, ainsi que de mes coups de coeur. Que voir, comment, prix, erreurs à ne pas commettre, vous trouverez de quoi vous aidez à bien préparer de futures vacances éventuelles ;)

N'hésitez pas à faire part de vos impressions, vos propres expériences en Italie, vos conseils, etc.
Je vous demande, par contre, de bien vouloir respecter le copyright sur mes photos (précisées à chaque fois lorsque ce sont les miennes), et de me demander l'autorisation si vous souhaitez copier l'une ou plusieurs d'entre elles. Merci d'y prêter attention^^


Bonne visite




Photo de Florence,
© MondoItalia, 2008

# Posté le vendredi 01 août 2008 16:42

Modifié le jeudi 21 août 2008 07:16

Quelques généralités

Quelques généralités
Population: environ 60 000 000 d'habitants
Capitale: Rome
Langue officielle: Italien (certaines régions bénéficient d'un statut spécial permettant une protection des minorités linguistiques, et octroyant un statut de langue officielle au français dans le Val d'Aoste et à l'allemand dans le Trentin-Haut Adige).
Superficie: 301 230 km²
Hymne national: Fratelli d'Italia (de Mameli)
Monnaie: Euro
Indépendance (unification italienne): 17 mars 1861
Forme de l'Etat: République (démocratie parlementaire)
Président de la République: Giorgio Napolitano
Président du Conseil: Silvio Berlusconi



Vers l'unification... (un brin d'histoire, en bref)


Avant le développement de Rome, l'Italie se composait de plusieurs civilisations, principalement indo-européennes (Grecs, Celtes, Phéniciens). Mais le premier peuple à avoir tenté une unification de la péninsule furent les Etrusques. Si la légende octroie la fondation de Rome aux frères Remus et Romulus, le Etrusques en sont les véritables fondateurs, à qui l'ont doit les premiers grands monuments. La monarchie étrusque fut renversée, laissant place à la République romaine (en 509 AC).
La République romaine s'étendait de plus en plus au-delà de ses terres. Les trois guerres puniques (principalement la victoire contre Carthage) assurait à Rome la domination du bassin méditerranéen.
Après la mort de César (en 44 AC), la république sombra dans la guerre civile et l'instabilité politique. Jusqu'à ce qu'Octave (devenu August en 27 AC) aie pris, seul (après la mort de Marc Antoine et de Cléopâtre), le pouvoir et tenta d'instaurer un ordre nouveau en changeant la république en Empire.
Lors de son long règne, ainsi que ceux de ses successeurs parmi lesquels Néron, Hadrien et Marc Aurèle (jusqu'en l'an 192), l'empire connu une relative stabilité (conquête de l'Angleterre). Mais sous les successeurs de Marc Aurèle, l'empire fut envahi par les peuples barbares et finit par se diviser.
C'est à la Renaissance, qui voit l'émergence d'artistes tels que Michelangelo ou Leonardo Da Vinci et des scientifiques comme Galilée, que "renaissent" l'art et la science, d'abord en Italie, puis vers le reste de l'Europe. Mais politiquement, la péninsule reste totalement morcelée.
Ce sont les campagnes napoléoniennes qui feront émerger un sentiment nationaliste. Ce souhait d'unification sera de plus en plus fort, sous l'impulsion du génois Giuseppe Mazzini qui créa le "Mouvement de la Jeune Italie" (en 1831). Ensuite, vint la période du Risorgimento (àpd. 1847), qui aboutira à la proclamation du Royaume d'Italie. En effet, poussées par les mouvements révolutionnaires qui traversent l'Europe et sous l'impulsion des Savoie vont se succéder deux grandes guerres d'indépendance. Les grands protagonistes de cette période, outre Mazzini, furent Victor-Emmanuel II de Savoie, Giuseppe Garibaldi, et Camillo Benso Cavour.
Ces guerres, notamment suite à l'Expédition de Mille menée par les troupe de Garibaldi, ont su unifier une grande partie de la péninsule sous la banière des Savoie. Le 17 mars 1861, l'Italie adopte une constitution libérale, et Vittorio-Emmanuele II prend le titre de roi d'Italie. Seules Rome et Venise n'appartiennent pas encore aux Savoie. La capitale du royaume était alors Turin, puis Florence en 1865. Venise sera annexée à l'Italie en 1966, suivie par Rome en 1870, qui deviendra capitale de l'Italie la même année.

L'Italie est une république depuis le 1er janvier 1948.

# Posté le mardi 05 août 2008 09:29

Modifié le dimanche 10 août 2008 09:02

Histoire contemporaine

Histoire contemporaine
L'ascension fasciste

Durant la première guerre mondiale, l'Italie est d'abord neutre, puis entre en guerre aux côtés des Alliés, le 23 mai 1915. A la fin de la guerre, l'Italie annexe des territoires autrichiens comme le Trentin, mais n'obtient pas la Dalmatie (on parlera de victoire mutilée). Cette période marque la fin de son expansion territoriale.
Cependant, cet irrédentisme (le fait que l'Italie n'ait pas obtenu tous les territoires revendiqués) favorisa le mécontentement et l'agitation nationaliste. En outre, l'Italie fait face à de graves difficultés économiques et sociales de 1919 à 1922 qui profiteront aux partisans fascistes, menés par Benito Mussolini. En effet, Mussolini va exploiter la crise socioéconomique : en brisant les grèves et syndicats par la violence, il se fait bien voir des milieux d'affaires et du patronat. Il utilise pour cela des milices (« squadre ») dont l'uniforme est la chemise noir, qui deviendra un symbole du fascisme. Mussolini obtient le pouvoir en 1922, reléguant la dynastie des Savoie à un rôle purement formel.



La deuxième Guerre Mondiale

En 1940, l'Italie est alliée de l'Allemagne nazie au sein de l'Axe, contre la France et le Royaume-Uni. En 1941, avec le Japon, elle déclare la guerre aux Etats-Unis et à l'Union soviétique. En 1943, les Alliés débarquent en Sicile, entraînant la chute du régime fasciste. Le 8 septembre 1943, l'Italie signe la capitulation et poursuit la guerre aux côtés des Alliés. Tentant de fuir vers la Suisse, le 28 avril 1945, Mussolini est exécuté par des partisans communistes. Les forces nazies et fascistes sont entièrement défaites.



La République italienne

En juin 1946, un référendum met fin à la monarchie. La République italienne est proclamée et la famille royale, exilée. La nouvelle constitution entre en vigueur le 1er janvier 1948.

En 1949, l'Italie signe le Traité de l'Atlantique Nord (Otan) et adhère aux Nations Unies en 1955. En 1955, le Traité de Rome marque le premier pas vers l'Union européenne, avec la naissance de la Communauté Economique Européenne (CEE). L'Italie est alors installée dans un régime démocratique dominé par la Démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorisent la reconnaissance internationale et un développement économique sans précédents (on parle de « miracle économique »).
Mais dans les années 70, l'Italie est traversée par une grande crise politique, avec notamment l'émergence de mouvements révolutionnaires d'extrême gauche, pratiquant la lutte armée. Ce malaise est à son paroxysme en 1978, lorsque le chef du parti démocrate chrétien Aldo Moro est enlevé et assassiné par les Brigades Rouges. Cette période est profondément marquée par le terrorisme aussi bien d'extrême droite que d'extrême gauche. Dès 1979, le mouvement révolutionnaire italien est écrasé par la répression. Des milliers de militants d'extrême-gauche sont alors incarcérés, d'autres parviennent à s'exiler à l'étranger.
L'Etat reste cependant profondément marqué par l'influence de la mafia et de ses dérivés (Camorra, Ndrangheta), au sein de la classe dirigeante (milieu politique et monde des affaires).

En 1999, l'Italie participe à la création de l'Euro. En 2001, Silvio Berlusconi revient au pouvoir avec son parti, Forza Italia. Son gouvernement est alors le plus long de toute l'histoire républicaine. En 2006, il est toutefois battu de justesse par Romano Prodi (leader de l'Unione, la coalition de gauche) qui devient brièvement président du Conseil. La mauvaise gestion par Prodi entraîna des élections anticipées en avril 2008, remportées par Berlusconi qui devient, une troisième fois, président du Conseil.



Cet historique n'est qu'une synthèse. Il y a énormément de choses à dire sur l'arrivée de Mussolini au pouvoir, sur la montée du Parti Communiste et le terrorisme, sur les services secrets, les scandales dans le milieu des affaires et notamment les rapports avec Silvio Berlusconi, sur le système politique actuel... Ce n'est pas l'objet de mon blog, même si je reviendrai peut-être plus tard sur certains de ces éléments. Cependant, si cela vous intéresse, vous pouvez toujours vous plonger dans les livres d'histoire ;)
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# Posté le mardi 12 août 2008 08:19

Modifié le mercredi 20 août 2008 11:00

Symbole de l'Italie: la bandiera (le drapeau)

Symbole de l'Italie: la bandiera (le drapeau)
Le drapeau actuel de l'Italie fut d'abord adopté par la République cispadane à Reggio d'Émilie le 7 janvier 1797 quand le parlement de la République, sur proposition du député Giuseppe Compagnoni, décrète que « l'on rende universel l'étendard ou drapeau cispadan des trois couleurs, vert, blanc, rouge et que ces trois couleurs soient également utilisées dans la Cocarde cispadane, laquelle doit être portée de tous ».

Pourquoi ces trois couleurs ?

En 1796, l'Italie est traversée par les armées victorieuses de Napoléon Bonaparte et les nombreuses républiques, d'inspiration jacobine, qui naissent sur les cendres de l'Ancien Régime, adoptèrent presque toutes des drapeaux caractérisés par trois bandes d'égales dimensions, avec des couleurs variées, mais clairement inspirés du modèle français de 1790.
De même, les régiments italiens qui soutenaient l'armée de Napoléon arboraient ces trois couleurs (notamment ceux de la Légion lombarde – le rouge et le blanc étaient présents sur l'emblème de la commune de Milan, tandis que le vert était la couleur des uniformes de la garde civique milanaise). Ces couleurs ont ensuite été adoptées par la Légion italienne qui recrutait en Émilie-Romagne). Au départ, ce drapeau de la Cispadanie avait des lignes horizontales, avec au centre l'emblème de la république (un carquois contenant quatre flèches, entouré de laurier et orné d'un trophée d'armes.

Pendant l'ère napoléonienne, diverses républiques éphémères émergent, signe d'une volonté d'indépendance. Ce fut pendant ces années que le drapeau de symbole dynastique ou militaire, devint un symbole populaire, de la nouvelle nation.
Suite au Congrès de Vienne, le drapeau fut interdit par la Restauration, mais continua d'être brandi, comme symbole de liberté, lors des révoltes de 1831. Le vert, le blanc et le rouge, expriment en Italie un espoir commun, qui inspira les poètes. « Raccolgaci un'unica bandiera, una speme » (Retrouvons-nous sous un drapeau unique, un espoir), écrivit Goffredo Mameli, en 1847, dans son Canto degli Italiani (Chant des Italiens, devenu l'hymne national).
Le drapeau réapparaît alors lors de la première guerre d'indépendance, en 1848. Au centre du tricolore, furent ajoutées les armoiries royales de Savoie. Celles-ci disparasent en 1946, lorsque l'Italie devient une République. Depuis, le drapeau est celui que l'on connaît aujourd'hui. L'outrage du drapeau constitue d'ailleurs un délit envers la personne de l'Etat.

D'autres théories existent quant à la signification des couleurs du tricolore :
- théorie religieuse : le drapeau se serait inspiré de la Divina Comedia de Dante. En effet, le 18e chant du Purgatoire décrit Béatrice en utilisant les trois couleurs des vertus théologales : le blanc pour la foi, le vert pour l'espoir, et le rouge pour la charité.
- A l'école, on apprend une autre symbolique aux enfants : le vert = la couleur de nos plaines, le blanc = la couleur de nos cîmes, et le rouge = le sang de ceux qui sont tombés (référence aux trois guerres d'indépendance).
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# Posté le mercredi 13 août 2008 12:34

Modifié le mercredi 20 août 2008 11:01